

Nous croyons qu’éduquer est le seul moyen de pouvoir rapprocher les peuples dans un esprit saint, cependant « africaction » est une fondation apolitique à but non lucratif qui a le souci d’œuvrer dans cette perspective bien cadrée. Notre préoccupation est centrée sur l'éducation des petits en Afrique centrale. Ce faisant, que fait-t-on pour que ces enfants auront un enseignement de base aproprié et durable?
Faudrait-il rappeler, par ailleurs, que tout le monde essentiellement les humanitaires, les hommes et femmes politiques de même que les scientifiques dans les sociétés proches et lointaines sont tous interpellés par le destin malheureux de ces pauvres enfants qui demeurent au centre de l'Afrique. Car au-delà de la concitoyenneté, de la couleur de peau et des Cultures tous les Hommes du globe sont reliés par la vertu de la conscience humaine.
Par le concours de tous les acteurs impliqués et par l’entremise des systèmes de l’éducation publique renouvelés, nous pourrons combattre décidément l’ignorance, la pauvreté, les maladies, les guerres et la pollution en Afrique et dans le monde.
«Aujourd’hui, les ambitions des sociologues sont en général plus modestes. Plutôt que de prédire le changement des sociétés à long terme, l’analyse sociologique moderne vise à repérer la logique du changement dans des systèmes d’interaction de dimension suffisamment restreinte pour être abordables, eu égard aux possibilités des outils dont dispose le sociologue»
(Boudon, le changement social Paris A. colin, 1983).
Ces paroles du philosophe nous ont inspiré, elles ont déterminé notre optimisme puis nous ont permis de croire qu’un revirement des pratiques de l’enseignement actuel en Afrique centrale serait crucialement indispensable. Ensuite, une mise en oeuvre audacieuse d’un système éducatif renouvelé serait possible afin de pouvoir instruire adéquatement les enfants.
Cependant, malgré les piètres conditions du système de l'éducation en Afrique centrale aujourd'hui, nous avons la profonde conviction qu’avec le support de tous les gens de bonne volonté, les acteurs nationaux et étrangers, nous allons parvenir à améliorer les conditions de l’enseignement de base et par conséquent l’éducation pour tous devienne enfin une réalité au cœur de l’Afrique.
Cela dit, pacifier notre chère planète et assainir notre unique Environnement passe formellement par l’éducation de base de tous ses enfants. Nous sommes tous enfants de la terre et nous avons tous droit à ses richesses.
A propos de la coordination de notre Fondation:
Le coordonnateur chef de « africaction » Mr Paul Hassane Addaway a le réel plaisir d’apporter sa contribution à cette fondation malgré ses nombreuses occupations. Très impliqué socialement, il est aussi fonctionnaire du gouvernement du Canada. Certifié dans différents domaines, cet Afro-Canadien a, d’une part, une connaissance générale sur la situation sociopolitique en Afrique centrale et d’autre part, il a une connaissance approfondie en ce qui concerne les systèmes de l’éducation de la région et notamment celui du Tchad, dont il est originaire.
Après avoir achevé ses études en Gestion à l’école de Hautes Études Commerciales – HEC – puis en Sociologie à l’Université de Montréal, il s’était penché sur les Sciences de l’Éducation à l’Université Laval. Diplômé en Sciences, Paul Hassane a rédigé plusieurs essais sur la question de l’éducation de base en Afrique centrale notamment au Tchad.
« Nous vivons dans un monde moral, ce faisant, il est temps de reconsidérer nos profonds jugements. (…) Je suis convaincu que le défi majeur du monde d'aujourd’hui est, certes, les résolutions des crises sociétales qui désagrègent les institutions fondamentales telles que le bâclage des pratiques de l'enseignement public dans les sociétés périphériques de notre planète ». Disait-t-il.
Dans ses principales réalisations, il a traité les sujets suivants :
-Culture et développement;
-La non-maîtrise des langues d’apprentissage dans l’enseignement de base au Tchad;
-Les troubles d’apprentissage à l'école et leurs principales causes au Tchad;
-Le programme pédagogique des instituteurs et les réalités socioculturelles au Tchad;
-Le partenariat coopératif est fondamental dans un processus de démocratisation scolaire;
-L’implication des communautés culturelles dans l'élaboration des politiques éducatives;
-L'intégration des langues locales dans l'enseignement de base au Tchad;
-Le rapatriement des pratiques pédagogiques; etc...
« Ne pas contribuer directement ou indirectement à remédier au mal qui ronge le système de l’éducation au Tchad, ce n’est pas seulement trahir mon peuple mais aussi trahir ma propre foi. » Affirmait-t-il.
En dehors de ses heures de travail quotidien pour le gouvernement canadien, il consacre le reste de son temps à la fois sur l’étude, l'analyse et la compréhension de la nature des crises qui secouent la structure sociale du peuple tchadien.
Il ajoute : « J’ai la profonde conviction que seule l’éducation qui peut aider le peuple africain à se relever puis se prendre en main afin de pouvoir suivre sagement son propre destin. En ma foi spirituelle qu’intellectuelle, je crois divinement qu’il est de notre devoir, tout le monde sans exception, d’adhérer à cette noble cause. On doit apporter notre contribution, aussi minime soit-t-elle, directement à la mise en place et au fonctionnement des élémentaires institutions sociales qui consisteront à éveiller la conscience du peuple dans un esprit de solidarité et de paix.
...On doit offrir aux jeunes enfants des possibilités renouvelées pour qu’il puissent se construire et développer leurs intellects dans des conditions méritoires. Car ce sont eux l’avenir de la nation, du continent, et du monde. »
Contact : paulhassane@live.ca